Monsieur Anton.
Sifflant avec la même autorité les mauvaises fautes et les boissons
fraîches, l’homme qui renvoya d’un coup de biscotte pourpre
le grand Marcel au vestiaire un soir de match au Vélodrome fût
l’arbitre professionnel (UEFA) de la première finale du Tournoi.
Un honneur pour la communauté, toute acquise à la cause de cet
infiltré de la Ligue au sein des Lucarnivores. La retraite footballistique
joyeuse et le poignet devenu clément, notre homme a définitivement
raccroché le sifflet pour, moins sentencieusement, faire usage du Code
Civil dans les salles d’audiences des Palais de Justice. Toujours en
noir, hermine au cou, le juge s’est fait avocat. Une question demeure
toutefois : Garde-t-il ses lunettes de soleil pour plaider ?
La phrase : « Les Lucarnivores m’ont réconcilié avec
le football ». A l’année prochaine alors ?
Bubu.
Le verbe fort, la main lourde sur le saucisson, la cuisse féminine
et le ballon de rosé, Bubu- gouailleur infatigable- harangue le peuple
Lucarnivore lors des grandes journées finales. Accoudé à la
buvette, une main sur sa brioche généreuse, son sens de la formule
fait des ravages. Camelot génial au prêche facile, bonimenteur
rabelaisien à la langue fougueuse, ce couillu breton fait souffler sur
nous un esprit de kermesse bordélique, un vent magique de foire au ballon.
Garant de ce que nous sommes et de ce que nous deviendrons… Adulé,
indispensable. Un gars immense, incontournable. Point.
La phrase : « Enthousiasme, fraternité, qualité ».
En un mot, comme en trois. Merci l’artiste !
La Compil Parklife.
Mélopées corrosives et riffs nerveux pour les avant matchs, pop songs éthérées pour les soirs de défaite, la compil’ Parklife nous offre une palette variée de chansonnettes épousant nos humeurs changeantes de footeux du dimanche. Un disque « démocratique » comme on aime, chaque Toucan ayant choisi son morceau pour composer cet ensemble éclectique et pêchu. A little bit british, comme l’esprit de ses créateurs, assurément révélateur de la multiplicité des talents des Lucarnivores.
Mimines sur le cœur, le port de tête altier et le regard fier fixé sur le lointain Montessuy, les stellistes font raisonner leur hymne étrange aux sonorités stalinoïdes pour, avant chaque rencontre, exhorter les braves au triomphe et faire frissonner l’adversaire. Un magnifique symbole identitaire incarnant à merveille l’esprit batailleur de ces chevaliers se ruant avec émotion sur les terrains bosselés de la Plaine des jeux, l’oeil humide et la gorge émue. Et après le match, victoire ou défaite, çà chante encore. Montessuy Forever ? Assurément…
Texte du Haka :
Si tu es de Montessuy, tu l’es pour la vie.
Et même si tu pars, garde toujours en mémoire
Oh Montessuy forever
Oh Montessuy forever
Défends ton quartier.
Pas de quartier.
Le Saint Graal. Objectif ultime pour chacun des Lucarnivores : pouvoir y tremper ses lèvres en fin de saison après l’avoir brandi vers les cieux, telle une offrande faîte aux dieux du foot et transmis à ses impatients coéquipiers. Jusqu’à lors, seuls les Cardinals Blue Potatoes ont eu le privilège de tripoter cette bonne vieille timbale au métal médiocre mais au poids conséquent. La légende prétend que certains s ‘y seraient lavé les fesses. Quel capitaine aura a son tour de droit de caresser cette récompense déjà toute bigornée ?
Antoine Quévreux.
Il en fallait un pour ouvrir la voie, pour débuter la liste des Lucarnivores qui auront le droit de figurer au Hall of Fame. Ce sera lui : Antoine ou la pugnacité d’un taureau se mariant à la douce affabilité du félin paresseux. Combatif, courtois, attaquant-défenseur jamais battu, jambes de feu, paumes froides-cœur chaud, il fût au temps du Tournoi du Nesquick le premier prix du Fair-play. Depuis, pas un accroc. Il est l’homme qui applaudit les belles actions adverses. Agrégé de politesse, des bons mots plein la musette, il restera ce joueur exemplaire qui, toujours soucieux du bien être d’autrui, aura soin de tendre sa main chaleureuse vers l’adversaire à terre. Défenseur de l’esprit Lucarnivore jusqu’au bout du crampon. Antoine ce héros….
La Boite de Nesquick.
Vestige des temps immémoriaux où les Lucarnivores avaient doté leur
Tournoi de ce nom curieux, la boite de Nesquick est ce trait d’union
entre nos balbutiements amateurs et notre institutionnalisation démocratico-associative.
Au fond celle-ci, sous les granules chocolatées, se trouve le terreau
de cet esprit Underground et libertaire qui alimente aujourd’hui le feu
sacré Lucarnivore. Parfois entre deux strappings, les vieux se souviennent
: Remember Nesquick.
La Lucarni'cup ou coupe lucarnivore
Une réalisation Bloody Banana
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