Le match commença sur un rythme soutenu et l’attaquant de la DTWL Grégoire Malié fut à la hauteur de sa réputation en ratant toutes les occasions qu’il se créa. Le meilleur buteur de la DTWL semblait en effet peu inspiré, à l’instar de l’ailier gauche Mitifiot qui, soudainement pris d’un accès de schizophrénie, a longtemps cru qu’il fallait tirer à coté des poteaux et non entre ces derniers…
De son coté, la GHC est emmenée par son capitaine Albain Picos, ancienne danseuse étoile et dont la quantité astronomique d’étoiles Lucarnivore qu’il possède doit correspondre au nombre des gémissements qu’il effectue par match dès qu’un défenseur a l’idée saugrenue de l’effleurer. Les rouges et blanc, dont le jeu consistait principalement à envoyer de longs ballons devant, tactique qui connut un grand succès dans les années 70 en deuxième division du championnat de Norvège, perdait beaucoup de ballons. En effet, Maxence Pleynet, plus connu sous le sobriquet de boucher de Caluire, fit des étincelles dans son rôle inédit de libéro et fut intraitable dans les contacts physiques.
Heureusement, la GHC put compter sur l’arrière droit Sylvain Menou, qui était dans la continuité de son formidable match contre les adolescents pré-pubères du Celtic Tac. La tête pensante de la DTWL se révéla en effet un allié très précieux pour les « Red débiles » en leur adressant des passes précises dans les pieds ou en passant à travers lors de chaque duel. Suite à une énième touche non valable, Picos ouvrait le score, profitant d’une double erreur de Menou et de Potier dont les sorties aériennes tout au long du match furent dignes d’un Damien Grégorini sous LSD (0-1). Malié, manifestement plus à l’aise quand le ballon est arrêté, égalisa rapidement à la suite d’un coup franc très puissant (1-1).
Comme pour rendre hommage au talent de finisseur de Malié, les attaquants de la GHC ne furent pas en reste en faisant des passes au goal qui n’en demandait pas tant puisque sa cage était grande ouverte ou en envoyant la balle directement derrière les cages lors de chaque centre (du moins quand l’ailier ne ratait pas la balle lorsqu’il voulait centrer). A ce jeu là, le numéro 11 Matthieu Alciato se distinguait de ses coéquipiers et nul doute que si le challenge pied carré-Lucarnivore existait, la note de 3 étoiles se révélerait comme étant insuffisante pour récompenser une telle performance.
Picos se blessa gravement en se cassant un ongle et réclama aussitôt la civière et l’évacuation par hélicoptère ainsi que la mort par pendaison de celui qui avait oser atteindre à son intégrité physique. Almendariz en profita pour donner l’avantage aux siens, avant de doubler la mise, bien servi par Poisse (3-1). Sur un contre rondement mené, Yannis Ait-Addi, dont les chaussures dorées semblèrent troubler les défenseurs de la DTWL puisqu’il ne fut pas attaqué, trompa Potier d’une frappe bien placée (3-2). Pendant ce temps, les voix qu’entendait Mitifiot s’intensifiaient et lui indiquaient désormais que le sac Adidas accolé au poteau gauche lui voulait du mal et qu’il devait absolument tirer sur celui-ci.
Au final, Almendariz fit honneur au peuple catalan en inscrivant un remarquable triplé, chose peu banale pour un défenseur de métier. On ne tarira pas d’éloges sur l’enfant de Dardilly, fils de réfugiés franquistes, et seul l’éclairage automatique réussit à l’arrêter dans une rencontre riche en rebondissement (à l’image des chandelles qu’effectuèrent tout le long du match les joueurs de la GHC).
Bilan du match ? Une nette victoire 4-2 pour la DTWL, le titre de champion de ligue 3 dans la poche et une réputation d’épouvantail qui n’est pas usurpée. Pour la GHC, un viol et un match à oublier. On aimerait que cette équipe se rebaptise la GHB, au moins l’étiquette aurait correspondu au produit…